Auteur : Jean-Benoît Cerino

Conseiller municipal et communautaire de Chambéry

Arrêtez et écoutez !

Ce vendredi ? lundi prochain ? La Municipalité connaît la date d’abattage des arbres mais refuse de nous répondre sur ce point… Pas de nouvelles non plus de l’agglo.

Deux actions en justice sont engagées pour demander l’arrêt immédiat des travaux le temps du jugement qui sera rendu avant la fin du mois de mai.

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Les élus de la minorité municipale de Chambéry engagent une action en justice

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Devant l’impossibilité d’obtenir de la Municipalité une concertation
 conforme à la loi dans le cadre des travaux du nouveau plan de déplacements, les élus de la minorité ont décidé d’une action en justice.
Elle a pour but d’obtenir la suspension des travaux et abattages  d’arbres, en attendant le résultat

IMG_2231du jugement, d’ici à la fin du mois de mai.

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Le Maire de Chambéry met fin à 101 ans de régie municipale des pompes funèbres

C’est, encore, dans une ambiance lourde que s’est tenu ce Conseil municipal. Malgré la gravité du principal sujet, et la conscience partagée par le Maire qu’il s’agit d’un champ moral qui dépasse les clivages traditionnels, il est très difficile de débattre, sereinement, avec cette municipalité. Peu d’élus majoritaires s’expriment, peu de réponses sont apportées en séance et l’arrogance, la moquerie et la colère sont trop souvent visibles. Les plans de coupe du réalisateur de la vidéo de la séance, quand nous intervenons, sont éloquents.

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Le Conseil d’administration du lycée Louis ARMAND s’oppose aux « tourniquets » de WAUQUIEZ

Après que le Conseil de la Vie Lycéenne a organisé une consultation qui a rassemblé 57%  des élèves (près de 800 jeunes) pour affirmer leur rejet massif (90%) des mesures matérielles de « sécurisation » de l’établissement actuellement proposées par la Région Auvergne Rhône-Alpes, ce sont les membres du Conseil d’administration qui ont voté à l’unanimité moins 2 abstentions un  texte expliquant la position des différents acteurs de la communauté éducative.
Pour rappel, un conseil d’administration de lycée est composé des représentants de la direction de l’établissement, des personnels administratifs et d’entretien, des parents d’élèves, des enseignants, des élèves, des élus régionaux (absents à cette séance) et des élus municipaux (absents à cette séance).

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Billet d’humeur (1) : « rendez aux Chambériens les impôts trop perçus »

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Rarement nous aurons vécu un  Conseil municipal aussi pénible que celui qui s’est déroulé lundi soir.
Rarement nous avons atteint un tel niveau d’incompréhension entre Majorité et Minorité, tant sur le fond (ce n’est pas une surprise) que sur la forme (c’est bien triste).
Il s’agissait de voter le budget 2016 après avoir voté le compte administratif 2015, de délibérer sur les subventions aux associations et sur la volonté de la Municipalité de se séparer de la gestion directe du stationnement en ouvrage et en enclos avant de faire même avec l’ensemble du stationnement de surface.

41 délibérations, 5h30 de débats…

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Pour quelles raisons Wauquiez choisit-il le lycée Louis Armand ?

Dauphiné Libéré du mardi 8 mars 2016 : 

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Communiqué de presse du Parti Socialiste et du Mouvement des Jeunes Socialistes de Savoie

lundi 7 mars 2016,

« Le président de la Région Auvergne – Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, a décidé, sans concertation avec les acteurs de la communauté éducative, de faire installer des portiques de sécurité – ou des tourniquets – et des caméras de vidéosurveillance au lycée Louis Armand de Chambéry, comme dans 14 autres lycées de la Région.
Cette mesure, unanimement critiquée, au niveau régional, par les associations de parents d’élèves, les professionnels de l’éducation et les organisations lycéennes, ne s’inscrit pas dans la démarche de confiance promise aux chefs d’établissement, le 3 mars dernier.

A l’inefficacité quotidienne s’ajoute donc la dépense inutile faite au détriment d’autres actions éducatives nécessaires et, surtout, la stigmatisation pour un lycée situé au cœur d’un quartier populaire.

La pédagogie, la prévention et le travail inlassable des professionnels, depuis des années, assurent une réelle qualité et sérénité à cet établissement qui a su développer des formations attractives et d’excellence. Nul n’est besoin de le fragiliser en le désignant à la vindicte sécuritaire.

Car enfin, quels sont les critères qui ont permis de choisir le lycée Louis Armand comme établissement pilote ? N’a-t-on pas mieux à faire avec cet argent en aidant, par exemple, au développement des projets éducatifs de ce lycée ? »

Sortir des emprunts toxiques : OUI, mais couverts…

Un Conseil municipal réuni dans le cadre de la procédure d’urgence se tenait hier soir à Chambéry. Deux rapports financiers à l’ordre du jour.

Après que le Maire ait rappelé les conditions de tenue de ce nouveau Conseil municipal (le 3ème en trois semaines), liées notamment à la dégradation des négociations  de sortie des emprunts structurés dits toxiques, Jean-Pierre RUFFIER est intervenu. Il a judicieusement rappelé que la méthode utilisée à Chambéry pour préparer le débat budgétaire n’était pas satisfaisante (et avait donc provoqué notre départ la semaine dernière) au regard de ce qui se fait, par exemple, à l’agglo. Il a insisté sur la nécessité d’une transparence plus importante et d’une information claire sur les grandes masses financières que le Maire se doit de rendre public quand les élus le souhaitent. Ce fut l’épilogue d’une tension interne au Conseil municipal qui faute de réponses de la majorité laisse place à toutes les supputations et établit la méfiance comme règle de fonctionnement. Ce n’est pas acceptable. Hier, la Majorité a donné le sentiment de prendre en compte cette situation, bon gré, mal gré… Nous y reviendrons.

Merci à Jean-Pierre RUFFIER d’avoir rappelé, sous la forme ironique d’un clin d’oeil à Xavier DULLIN, que CLEMENCEAU affirmait qu’en politique « on succède à des imbéciles et on est remplacé par des incapables… ». Réponse à la « pique » du président de l’agglo qui, en conseil communautaire, avait repris le « honneur à ceux qui débattent, honte à ceux qui se taisent » du grand tribun de gauche, vainqueur de la Grande Guerre… Il n’avait manifestement pas apprécié que nous quittions le conseil municipal du 10 février.

Puis, l’adjoint aux finances, Benoît PERROTTON, a fait une présentation très claire des enjeux des deux rapports étudiés en séance.

De quoi s’agit-il ?

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Débat budgétaire…orienté ?

Paroles déplacées et caricatures sont les réponses de la majorité en réaction à notre choix de ne pas siéger lors d’une discussion sans vote du Débat d’orientations budgétaires.

Nous constatons que ce qui est possible à Chambéry métropole (avoir un Compte administratif « prévisionnel » et/ou une exécution budgétaire) est impossible à Chambéry car la majorité ne veut pas que l’opposition vienne bousculer son « plan com » budgétaire orchestré sur  quatre Conseils municipaux en moins de deux mois.

L’énervement des uns face à la détermination des autres confirme tristement les faits : la majorité ne supporte déjà plus la contradiction !
Accuser l’opposition de mener « un débat politique de premier niveau » n’est, au fond, pas très important et n’intéresse personne.

En revanche, délibérer à huis-clos, faire évacuer le public puis supprimer ses places au Conseil municipal, refuser le dialogue en amont sur les dossiers avec les habitants et les acteurs locaux, limiter au maximum la concertation sur les quelques rares projets qui émergent, affaiblir le rôle les conseils de quartiers, démolir la politique de proximité des mairies de quartier… est bien plus préoccupant.

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Conseil municipal du 10 février : l’opposition quitte la séance après l’unique rapport appelant un vote

3 rapports ce soir au Conseil municipal dont le premier seulement appelle un vote : une autorisation de démolition de bâtiments situés quai Ravet, le Débat d’orientation budgétaire (DOB) et le rapport sur la dette.

En introduction le Maire a fait une communication liée à des demandes que nous avons faites depuis plusieurs semaines :

  • le cabinet KLOPFER qui suit la dette de la ville a été mandaté pour élaborer un document qui devrait mettre en évidence les réponses aux questions que nous avons posées : quel est le coût réel des emprunts structurés pour la ville de Chambéry depuis l’origine de ses prêts et notamment en comparaison avec les taux fixes de l’époque.
  • Nous aurons le compte administratif de la ville que nous demandons depuis des semaines quand il sera validé… Il y a eu en plus des problèmes techniques qui font qu’il n’est pas disponible…

Le Maire a ensuite précisé que les discussions pour la sortie des deux autres emprunts toxiques étaient encore en cours et qu’il se pouvait que le Conseil municipal de vendredi (convoqué en urgence), soit déplacé à mardi prochain. A suivre.

Ensuite Guy FAJEAU est revenu sur le dernier Conseil municipal, dont le public a été évacué par la police, pour regretter à nouveau « l’entêtement autoritaire » du Maire et le ton « guerrier » d’un message appelant les soutiens du Maire à « se mobiliser contre l’opposition municipale ».
Le Maire a répondu que chacun était dans son rôle…

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Billet d’humeur du Conseil municipal…malgré tout !

Les événements – jamais vus à Chambéry – qui ont introduit le Conseil municipal de ce mercredi 27 janvier 2016 ont été relatés.

Je n’y reviens que pour dire que nous n’avons toujours pas l’intégralité de la vidéo du Conseil municipal, contrairement aux engagements pris en séance par le Maire. Il manque la première heure, certes marquée par beaucoup de brouhaha, qui doit pourtant figurer dans la retransmission car c’est la loi pour une séance légalement ouverte.

Je dois aussi informer les Chambériens qu’une fois de plus les portes de la salle des délibérations sont restées fermées alors que rien ne le justifiait après l’évacuation par la police nationale des auditeurs et qu’aucun huis-clos n’avait été prononcé.

Nos collègues Henri DUPASSIEUX et Guy FAJEAU ont quitté la salle, refusant de siéger dans de telles conditions.
Les autres élus de l’opposition sont restés pour ne pas laisser les dossiers se traiter sans regard critique. 26 rapports au total, essentiellement liés à la gestion courante.

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Cessez le feu !

Ce lundi 1er février, le Maire de Chambéry a diffusé un courrier électronique d’invitation à une réunion dont la teneur met en cause l’opposition municipale, accusée d’utiliser « la manipulation et la désinformation » et de vouloir « mettre le feu partout en ville ». Ce courrier nous a été transmis.

N’attendez pas des quelques mots qui vont suivre des paroles excessives, des mises en cause non étayées et de vieilles rancunes ressassées.

N’attendez pas non plus que les élus de la minorité municipale courbent l’échine et se taisent, arrêtent de vous informer le plus objectivement possible et se soumettent à des attitudes et à des méthodes inqualifiables.

Depuis deux ans, le Maire de Chambéry et certain(e)s de ses proches n’ont de cesse de mettre en cause l’équipe municipale précédente sur tous les aspects de sa gestion, cherchant ainsi à discréditer le passé pour ne pas avoir à assumer les responsabilités qu’ils occupent aujourd’hui.

La rancune est tenace, la revanche tient lieu de projet et l’outrance de mobilisation.

Maintenant, ça suffit ! Plus personne ne veut de cette façon de faire de la politique. Il est grand temps de changer de braquet pour proposer aux Chambériens un vrai projet qui les unisse et les motive.

Quand on augmente de façon aussi inconsidérée et injuste les impôts locaux, quand on baisse aussi brutalement les subventions aux associations, quand on ferme tant de services de proximité et de dialogue, quand on néglige à ce point la concertation sur le plan « révolutionnaire » de circulation et de déplacements, quand on affaiblit les Conseils de quartier où il n’y a plus d’échanges avec les élus et – cerise sur le gâteau – quand on fait payer des services périscolaires, pour si peu…Comment s’étonner que la tension et la grogne montent ?

Quand on sème le vent, on récolte la tempête et, nul n’est besoin d’en accuser, encore, les autres.

Et pourtant, la lecture de la lettre ci-dessous fait froid dans le dos tant elle invite à « faire front » contre ce que nous sommes et non à adhérer à un projet pour Chambéry.

Jugez-en vous-mêmes.

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Une partie de l’adresse électronique, l’heure d’envoi et le nom du restaurant ont été masqués.

Bernadette LACLAIS, Jean-Pierre RUFFIER, Françoise MARCHAND, Henri DUPASSIEUX, Edith LIVERNOIS, Jean-Benoît CERINO, Claudette LEVROT, Alain CARACO, Angela CAPRIOGLIO-HISLER

Crise d’autorité au Conseil municipal : quand l’entêtement aboutit à l’autoritarisme…

CM du 27 janvier 2016

Hier soir, mercredi 27 janvier 2016, le Conseil municipal de Chambéry a débuté dans une atmosphère de tension inédite.

Le maire de Chambéry en est venu à demander le concours des forces de l’ordre pour faire évacuer le public et les syndicalistes venus nombreux lui demander le retrait d’une délibération prévoyant la vente de 2 terrains comprenant, notamment, le parking situé à côté de la maison des syndicats.
La police nationale est intervenue. Du jamais vu à Chambéry ces dernières décennies.
La salle a été évacuée et le Conseil municipal s’est déroulé une fois de plus en huis-clos, portes fermées.

Pourtant, il n’y avait eu aucune atteinte aux personnes, aucune attaque verbale, juste un brouhaha innommable que le maire a feint d’ignorer en débutant le Conseil municipal, la voix couverte par les huées du public.

Face à la situation de blocage avérée, nous lui avons pourtant proposé d’interrompre la séance et de rencontrer les organisations syndicales : refus.
Nous lui avons ensuite proposé de rapidement caler une date avec les responsables syndicaux ainsi qu’un ordre du jour précis de discussions et de négociations pour apaiser le conflit : refus, avant de finalement proposer une date après l’évacuation de la salle…

C’est donc dans un bazar indescriptible, mêlant salariés de la ville venus exposer leurs revendications et responsables syndicaux départementaux venus contester l’inscription de la délibération n°4, que le maire a préféré « tendre la corde » jusqu’à la rupture.

Au-delà de l’incident et des conditions de tenue inacceptables de ce début de conseil municipal, la situation révèle un manque évident de dialogue et de hauteur ne pouvant qu’aboutir à l’exacerbation du conflit.
Car cet entêtement à ne pas vouloir comprendre qu’il y avait manifestement un problème  – pour que des responsables syndicaux bien connus en Savoie en viennent à s’inviter au Conseil municipal de Chambéry – ne pouvait qu’aboutir à cette crise d’autorité.

L’autorité n’est pas l’autoritarisme !
Et si l’exercice de la démocratie ne peut se faire sous la pression, il ne peut pas non plus se faire sans la prise en compte des inquiétudes des citoyens et des corps intermédiaires qui les représentent.

Le rôle des élus ne peut pas être de mettre de l’huile sur le feu ni de considérer qu’un formel échange de courriers peut remplacer une réelle concertation.  Les élus doivent écouter, entendre, proposer des solutions plutôt qu’alimenter les crispations.
Prendre de la hauteur et faire l’effort de faciliter les discussions même quand elles sont rudes.
Se défausser et utiliser les forces de l’ordre, pour si peu, montre un manque d’autorité patent et une incapacité du maire à produire des solutions équilibrées. C’est cela le drame d’hier soir…

Ce dossier n’est tout de même pas le projet du mandat et une bonne concertation en amont en aurait facilité l’élaboration. Malheureusement, ce n’est que la continuité d’une situation qui se dégrade de mois en mois : présence en nombre de salariés de la ville au Conseil municipal pour la deuxième fois en moins d’un an, Conseil municipal se déroulant portes fermées, en huis-clos, pour la 2ème fois depuis avril, refus de dialogue et conflit ouvert lors d’un Conseil municipal avec les habitants du quartier de Chantemerle, casse de la politique de proximité des mairies de quartier, affaiblissement du rôle des conseils de quartier, très faible concertation sur les quelques projets lancés…
Où sont désormais les lieux de discussion, d’échange et de débat avec les citoyens ?

La liste des dégâts commence à être longue.

Personne n’a intérêt à diviser et braquer les gens les uns contre les autres et surtout pas celles et ceux qui croient que l’exercice des responsabilités en démocratie doit être apaisé, juste, équilibré, patient et tolérant. Hier l’entêtement a pris le pas sur la responsabilité. C’est bien dommage !

Billet d’humeur sur le reste de la séance, bientôt…

 

Rythmes scolaires à Chambéry : un « pis-aller » proposé aux familles, en rattrapage !

Voici une partie des réponses apportées aux questions du DL sur  la mise en place des rythmes scolaires à Chambéry. Cette municipalité a vraiment du mal avec la réforme…espérons que cela changera !

Petit complément à la 3ème question du journaliste car ma réponse n’a pas été reprise entièrement : j’ai personnellement toujours défendu l’idée que les garderies devaient être gratuites pour les familles. Celle de midi avait déjà été expérimentée dans quelques écoles par la municipalité précédente. J’y suis très favorable. Cela permet d’ajuster les horaires de l’école aux horaires professionnels et certains parents peuvent ainsi récupérer leurs enfants pour le déjeuner. C’est aussi un allègement de la pression sur la restauration scolaire. Donc c’est un aspect positif dans l’intérêt des familles.
Le problème reste néanmoins toujours le même : cette municipalité veut tout faire payer…sauf les parking le samedi après-midi ! Où sont les priorités ?

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Ouvrir 2016 avec un peu d’histoire !

« Tenter, braver, persister, persévérer, s’être fidèle à soi-même, prendre corps à corps le destin, étonner la catastrophe par le peu de peur qu’elle nous fait, tantôt affronter la puissance injuste, tantôt insulter la victoire ivre, tenir bon, tenir tête ; voilà l’exemple dont les peuples ont besoin, et la lumière qui les électrise. »
Ces mots de Victor HUGO, extraits des Misérables et cités par l’historien Patrick BOUCHERON dans sa leçon inaugurale au Collège de France le 17 décembre dernier, résonnent fort entre l’année qui s’achève et celle qui commence.

Point de déclin, point de fin de l’histoire ; il n’est pas trop tard « car ce que peut l’histoire, c’est aussi faire droit aux futurs non advenus, à ses potentialités inabouties «  poursuit-il en affirmant qu’il faut nous donner les moyens de « réorienter les sciences sociales vers la cité«  puis de réconcilier « l’érudition et l’imagination « .

Un peu plus loin, il glisse : « nous avons besoin d’histoire, car il nous faut du repos. Une halte pour reposer la conscience, pour que demeure la possibilité d’une conscience – non pas seulement le siège d’une pensée, mais d’une raison pratique donnant toute latitude d’agir. Sauver le passé, sauver le temps de la frénésie du présent (…). « 

Et l’historien d’en terminer par ces mots inspirants : « Tenter, braver, persister » : nous en sommes là. Il y a certainement quelque chose à tenter. Comment se résoudre à un devenir sans surprise, à une histoire où plus rien ne peut survenir à l’horizon, sinon la menace de la continuation ?
Ce qui surviendra, nul ne le sait. Mais chacun comprend qu’il faudra, pour le percevoir et l’accueillir, être calme, divers et exagérément libre. « 

Très belle année 2016 à toutes et tous !

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Les 65 rapports du conseil municipal de Chambéry ne font pas une politique à la hauteur des enjeux !

 

IMG_1978Le conseil municipal de Chambéry ne s’était pas réuni depuis presque deux mois. 65 rapports à l’ordre du jour dont une bonne trentaine sur les finances. C’était parti pour finir au cœur de la nuit et pourtant à 22h30 nous levions le camp, non sans avoir débattu sur plusieurs dossiers. Pourtant, ces 65 rapports ne font pas une politique à la hauteur des enjeux de notre ville.

Pour commencer, j’ai souhaité que l’ensemble du conseil marque un temps d’hommage officiel aux victimes des attentats du 13 novembre dernier. Le maire, qui avait commencé à présenter le premier rapport, a rejoint ma proposition et nous avons collectivement marqué une minute de recueillement.

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