Catégorie : Conseil municipal

Retour du billet d’humeur du Conseil municipal : rien n’a changé !

Le billet d’humeur est de retour après quelques semaines de pause. Absent involontaire des deux derniers conseils municipaux, pour cause de blessure momentanément invalidante, je n’avais pas jugé utile de vous donner mes impressions de « téléspectateur »… Il est tellement plus pertinent d’écrire à propos de ce que l’on a vécu en direct !

Un petit conseil, ce 18 avril, sans ambition démesurée, quelques rapports de gestion courante et d’autres sur lesquels j’attire votre attention ci-dessous.

Louis Pétraz (grand résistant) et Grégory Lemarchal (artiste chanteur) sont honorés par l’attribution d’une allée pour l’un et de l’esplanade du Phare pour l’autre. Très bien !

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Bd de la Colonne : nouvelle illustration d’une politique du rafistolage et du fait accompli !

Lundi 19 décembre 2016 : un Conseil municipal de 4 heures, pour 41 rapports, occulté par l’annonce préalable d’une importante modification du Boulevard de la Colonne.

Le Maire a ainsi pris la parole, d’entrée, pour, dans sa grande bonté, daigner nous informer de la sainte décision qu’il a prise, la veille… sans consulter le Conseil municipal, sans qu’il y ait le moindre document sur table ni aucune étude transmise aux élus. Ainsi a-t-il décidé de couper le bd de la Colonne en deux par une nouvelle voirie allant de l’avenue des Ducs à la mairie.

Revenons un peu sur l’historique de ce fait du prince car l’affaire est un cas d’école des recettes appliquées à notre ville depuis 3 ans.

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Circulez (mal…), il n’y a toujours rien à voir !

Le Conseil municipal de Chambéry, ce lundi 7 novembre, aurait pu être l’occasion d’une belle et franche explication sur le nouveau plan de déplacements. Nous l’avions souhaité et demandé, forts des très nombreux témoignages d’habitants et d’usagers de notre ville et de l’Agglomération. Le Maire n’a pas souhaité mettre ce débat – sur le bilan – à l’ordre du jour…

Néanmoins, nous en avons parlé car il nous semblait totalement inconcevable que ce dossier qui suscite une très forte incompréhension ne soit pas évoqué dans le lieu du débat municipal.

Un petit conseil municipal, 18 dossiers et pourtant 3 heures de discussions.

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Réseau de bus : tout va très bien, madame la marquise…

Carte du futur réseau de bus STAC, août 2016
Carte du futur réseau de bus STAC, août 2016

C’était la rentrée du Conseil municipal de Chambéry hier soir après deux mois de pause : un petit ordre du jour avec un peu plus d’une trentaine de dossiers et rien de bien neuf à se mettre sous la dent.

Pourtant, l’actualité chambérienne est particulièrement chargée en ce mois de septembre avec, notamment, la mise en place du nouveau réseau de bus qui anime les discussions partout en ville. Vous savez, ce projet, non concerté, passé à la hussarde malgré une pétition record de plus de 7 000 signatures, une mobilisation des citoyens sans précédent à Chambéry et une action en justice gagnée par les élus de la minorité.

On allait voir ce qu’on allait voir, ce nouveau plan de déplacements urbains (bus et circulation des différents modes de transport) s’annonçait « révolutionnaire » aux dires du Maire lui-même.

Nous voyons, effectivement – depuis un mois – le résultat.

On pouvait espérer, ce soir, avoir un premier point d’étape puisque le Maire annonce des chiffres lors de réunions publiques et commence à faire le bilan du nouveau réseau : rien, pas un rapport d’information, pas un mot dans l’ordre du jour au prétexte, certainement, que c’est un dossier qui se traite à la communauté d’agglomération…Dommage et triste à la fois pour les milliers de Chambériens qui s’arrachent les cheveux quotidiennement soit en bus soit avec leur vélo soit avec leur véhicule personnel (on imagine également aisément ce que peuvent penser les entrepreneurs et les commerçants dans certains secteurs de la ville congestionnés ou parfois carrément vidés).

Alors, nous avons décidé de prendre la parole pour ne pas laisser seuls celles et ceux qui s’interrogent et s’insurgent contre les décisions prises par la municipalité, depuis des mois, au mépris des procédures et de la tradition chambérienne de démarche participative. C’est notre rôle.

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Chape de plomb…

Lourd, pénible, délétère… les qualificatifs ne manquent pas pour rendre avec justesse ce que fut le dernier Conseil municipal de Chambéry.

En sortant de cette séance, somme toute assez brève, le récit biblique de la tour de BABEL m’est venu à l’esprit. Non pas comme ce projet d’atteindre le Ciel et de défier Dieu – restons résolument laïcs et humbles – mais plutôt à travers la confusion des langues qui marqua l’échec de la construction commune envisagée. Multiplicité des interprétations, difficulté à se comprendre et usage variable des mots, illustrent le drame, au sens théâtral du terme, qui se joue, trop souvent, lors du Conseil municipal de Chambéry.

« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde » disait CAMUS. La formule est éloquente, simple et régulièrement vérifiée, ici comme ailleurs.

Alors, si je voulais résumer la séance de ce mercredi 15 juin en quelques formules, je dirais :

  • informer n’est pas concerter,
  • coopérer n’est pas se substituer,
  • déléguer n’est pas privatiser.

Je m’explique.

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« On vous a fait économiser 2 ans et demi… »

« Oui, vous avez concerté… eh bien nous, on vous a fait économiser 2 ans et demi« .
Après presque 3 heures de débat, la vérité surgit innocemment de la bouche d’un élu de la Majorité. La motivation profonde est donc là : avancer vite au mépris des procédures de concertation. Ne rien dire pour gagner du temps. Ce n’est pas plus compliqué. Voilà également l’argumentaire qui a dû être développé par les tenants de ce projet de plan de déplacements urbains et de cette méthode qui laisse place à toutes les rumeurs, fantasmes et désinformations. Car quand on ne présente rien aux citoyens ça ne les empêche pas d’imaginer ce qui va se produire. Et quand on ne leur répond pas, ça les conforte dans leurs craintes.

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Le Maire de Chambéry met fin à 101 ans de régie municipale des pompes funèbres

C’est, encore, dans une ambiance lourde que s’est tenu ce Conseil municipal. Malgré la gravité du principal sujet, et la conscience partagée par le Maire qu’il s’agit d’un champ moral qui dépasse les clivages traditionnels, il est très difficile de débattre, sereinement, avec cette municipalité. Peu d’élus majoritaires s’expriment, peu de réponses sont apportées en séance et l’arrogance, la moquerie et la colère sont trop souvent visibles. Les plans de coupe du réalisateur de la vidéo de la séance, quand nous intervenons, sont éloquents.

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Billet d’humeur (1) : « rendez aux Chambériens les impôts trop perçus »

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Rarement nous aurons vécu un  Conseil municipal aussi pénible que celui qui s’est déroulé lundi soir.
Rarement nous avons atteint un tel niveau d’incompréhension entre Majorité et Minorité, tant sur le fond (ce n’est pas une surprise) que sur la forme (c’est bien triste).
Il s’agissait de voter le budget 2016 après avoir voté le compte administratif 2015, de délibérer sur les subventions aux associations et sur la volonté de la Municipalité de se séparer de la gestion directe du stationnement en ouvrage et en enclos avant de faire même avec l’ensemble du stationnement de surface.

41 délibérations, 5h30 de débats…

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Sortir des emprunts toxiques : OUI, mais couverts…

Un Conseil municipal réuni dans le cadre de la procédure d’urgence se tenait hier soir à Chambéry. Deux rapports financiers à l’ordre du jour.

Après que le Maire ait rappelé les conditions de tenue de ce nouveau Conseil municipal (le 3ème en trois semaines), liées notamment à la dégradation des négociations  de sortie des emprunts structurés dits toxiques, Jean-Pierre RUFFIER est intervenu. Il a judicieusement rappelé que la méthode utilisée à Chambéry pour préparer le débat budgétaire n’était pas satisfaisante (et avait donc provoqué notre départ la semaine dernière) au regard de ce qui se fait, par exemple, à l’agglo. Il a insisté sur la nécessité d’une transparence plus importante et d’une information claire sur les grandes masses financières que le Maire se doit de rendre public quand les élus le souhaitent. Ce fut l’épilogue d’une tension interne au Conseil municipal qui faute de réponses de la majorité laisse place à toutes les supputations et établit la méfiance comme règle de fonctionnement. Ce n’est pas acceptable. Hier, la Majorité a donné le sentiment de prendre en compte cette situation, bon gré, mal gré… Nous y reviendrons.

Merci à Jean-Pierre RUFFIER d’avoir rappelé, sous la forme ironique d’un clin d’oeil à Xavier DULLIN, que CLEMENCEAU affirmait qu’en politique « on succède à des imbéciles et on est remplacé par des incapables… ». Réponse à la « pique » du président de l’agglo qui, en conseil communautaire, avait repris le « honneur à ceux qui débattent, honte à ceux qui se taisent » du grand tribun de gauche, vainqueur de la Grande Guerre… Il n’avait manifestement pas apprécié que nous quittions le conseil municipal du 10 février.

Puis, l’adjoint aux finances, Benoît PERROTTON, a fait une présentation très claire des enjeux des deux rapports étudiés en séance.

De quoi s’agit-il ?

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Débat budgétaire…orienté ?

Paroles déplacées et caricatures sont les réponses de la majorité en réaction à notre choix de ne pas siéger lors d’une discussion sans vote du Débat d’orientations budgétaires.

Nous constatons que ce qui est possible à Chambéry métropole (avoir un Compte administratif « prévisionnel » et/ou une exécution budgétaire) est impossible à Chambéry car la majorité ne veut pas que l’opposition vienne bousculer son « plan com » budgétaire orchestré sur  quatre Conseils municipaux en moins de deux mois.

L’énervement des uns face à la détermination des autres confirme tristement les faits : la majorité ne supporte déjà plus la contradiction !
Accuser l’opposition de mener « un débat politique de premier niveau » n’est, au fond, pas très important et n’intéresse personne.

En revanche, délibérer à huis-clos, faire évacuer le public puis supprimer ses places au Conseil municipal, refuser le dialogue en amont sur les dossiers avec les habitants et les acteurs locaux, limiter au maximum la concertation sur les quelques rares projets qui émergent, affaiblir le rôle les conseils de quartiers, démolir la politique de proximité des mairies de quartier… est bien plus préoccupant.

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Conseil municipal du 10 février : l’opposition quitte la séance après l’unique rapport appelant un vote

3 rapports ce soir au Conseil municipal dont le premier seulement appelle un vote : une autorisation de démolition de bâtiments situés quai Ravet, le Débat d’orientation budgétaire (DOB) et le rapport sur la dette.

En introduction le Maire a fait une communication liée à des demandes que nous avons faites depuis plusieurs semaines :

  • le cabinet KLOPFER qui suit la dette de la ville a été mandaté pour élaborer un document qui devrait mettre en évidence les réponses aux questions que nous avons posées : quel est le coût réel des emprunts structurés pour la ville de Chambéry depuis l’origine de ses prêts et notamment en comparaison avec les taux fixes de l’époque.
  • Nous aurons le compte administratif de la ville que nous demandons depuis des semaines quand il sera validé… Il y a eu en plus des problèmes techniques qui font qu’il n’est pas disponible…

Le Maire a ensuite précisé que les discussions pour la sortie des deux autres emprunts toxiques étaient encore en cours et qu’il se pouvait que le Conseil municipal de vendredi (convoqué en urgence), soit déplacé à mardi prochain. A suivre.

Ensuite Guy FAJEAU est revenu sur le dernier Conseil municipal, dont le public a été évacué par la police, pour regretter à nouveau « l’entêtement autoritaire » du Maire et le ton « guerrier » d’un message appelant les soutiens du Maire à « se mobiliser contre l’opposition municipale ».
Le Maire a répondu que chacun était dans son rôle…

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Billet d’humeur du Conseil municipal…malgré tout !

Les événements – jamais vus à Chambéry – qui ont introduit le Conseil municipal de ce mercredi 27 janvier 2016 ont été relatés.

Je n’y reviens que pour dire que nous n’avons toujours pas l’intégralité de la vidéo du Conseil municipal, contrairement aux engagements pris en séance par le Maire. Il manque la première heure, certes marquée par beaucoup de brouhaha, qui doit pourtant figurer dans la retransmission car c’est la loi pour une séance légalement ouverte.

Je dois aussi informer les Chambériens qu’une fois de plus les portes de la salle des délibérations sont restées fermées alors que rien ne le justifiait après l’évacuation par la police nationale des auditeurs et qu’aucun huis-clos n’avait été prononcé.

Nos collègues Henri DUPASSIEUX et Guy FAJEAU ont quitté la salle, refusant de siéger dans de telles conditions.
Les autres élus de l’opposition sont restés pour ne pas laisser les dossiers se traiter sans regard critique. 26 rapports au total, essentiellement liés à la gestion courante.

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Cessez le feu !

Ce lundi 1er février, le Maire de Chambéry a diffusé un courrier électronique d’invitation à une réunion dont la teneur met en cause l’opposition municipale, accusée d’utiliser « la manipulation et la désinformation » et de vouloir « mettre le feu partout en ville ». Ce courrier nous a été transmis.

N’attendez pas des quelques mots qui vont suivre des paroles excessives, des mises en cause non étayées et de vieilles rancunes ressassées.

N’attendez pas non plus que les élus de la minorité municipale courbent l’échine et se taisent, arrêtent de vous informer le plus objectivement possible et se soumettent à des attitudes et à des méthodes inqualifiables.

Depuis deux ans, le Maire de Chambéry et certain(e)s de ses proches n’ont de cesse de mettre en cause l’équipe municipale précédente sur tous les aspects de sa gestion, cherchant ainsi à discréditer le passé pour ne pas avoir à assumer les responsabilités qu’ils occupent aujourd’hui.

La rancune est tenace, la revanche tient lieu de projet et l’outrance de mobilisation.

Maintenant, ça suffit ! Plus personne ne veut de cette façon de faire de la politique. Il est grand temps de changer de braquet pour proposer aux Chambériens un vrai projet qui les unisse et les motive.

Quand on augmente de façon aussi inconsidérée et injuste les impôts locaux, quand on baisse aussi brutalement les subventions aux associations, quand on ferme tant de services de proximité et de dialogue, quand on néglige à ce point la concertation sur le plan « révolutionnaire » de circulation et de déplacements, quand on affaiblit les Conseils de quartier où il n’y a plus d’échanges avec les élus et – cerise sur le gâteau – quand on fait payer des services périscolaires, pour si peu…Comment s’étonner que la tension et la grogne montent ?

Quand on sème le vent, on récolte la tempête et, nul n’est besoin d’en accuser, encore, les autres.

Et pourtant, la lecture de la lettre ci-dessous fait froid dans le dos tant elle invite à « faire front » contre ce que nous sommes et non à adhérer à un projet pour Chambéry.

Jugez-en vous-mêmes.

billet CM
Une partie de l’adresse électronique, l’heure d’envoi et le nom du restaurant ont été masqués.

Bernadette LACLAIS, Jean-Pierre RUFFIER, Françoise MARCHAND, Henri DUPASSIEUX, Edith LIVERNOIS, Jean-Benoît CERINO, Claudette LEVROT, Alain CARACO, Angela CAPRIOGLIO-HISLER