Le sort de la tribune du magazine municipal révèle bien des méthodes…

Dans chaque magazine municipal figure les tribunes de la Majorité et de la Minorité.
Si nous avons pris l’habitude de voir l’équipe en place attendre notre texte pour rédiger le sien, nous atteignons des sommets en cette rentrée 2016.

En effet, ladite tribune nous a été demandée, par le service communication mutualisé de la ville et de l’Agglomération, pour le 2 septembre 2016. Respectueux des règles communes, nous nous sommes exécutés et, la maquette définitive de notre tribune, mise en page, nous a été renvoyée le 7 septembre.

Et ce n’est qu’aujourd’hui, 13 octobre 2016, après un mois et demi sans nouvelles, que la Municipalité a décidé de mettre, sur le site internet de la Ville, le magazine municipal…sans sa propre tribune ! Du jamais vu. C’est son choix et son droit le plus légitime…

Ce qui est intéressant, c’est la raison invoquée : le Maire de Chambéry explique – dans son édito – qu’il a préféré consacrer la page habituellement dédiée à la tribune de la Majorité aux nombreux projets de son équipe. Il y en aurait tellement qu’il était nécessaire d’utiliser cette page…

Pourtant, n’est-ce pas lui et les membres de son équipe qui ont décidé de réduire le nombre de numéros du magazine municipal chaque année ? Il n’y en a aujourd’hui plus que 4 par an…
N’était-il pas possible d’ajouter 2 pages s’il y avait tellement de choses à dire ?

Voilà de bien drôles de méthodes… qui masquent bien des improvisations…

Pour information, voici le texte de la tribune des élus de la Minorité.

Bonne lecture !

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Réseau de bus : tout va très bien, madame la marquise…

Carte du futur réseau de bus STAC, août 2016
Carte du futur réseau de bus STAC, août 2016

C’était la rentrée du Conseil municipal de Chambéry hier soir après deux mois de pause : un petit ordre du jour avec un peu plus d’une trentaine de dossiers et rien de bien neuf à se mettre sous la dent.

Pourtant, l’actualité chambérienne est particulièrement chargée en ce mois de septembre avec, notamment, la mise en place du nouveau réseau de bus qui anime les discussions partout en ville. Vous savez, ce projet, non concerté, passé à la hussarde malgré une pétition record de plus de 7 000 signatures, une mobilisation des citoyens sans précédent à Chambéry et une action en justice gagnée par les élus de la minorité.

On allait voir ce qu’on allait voir, ce nouveau plan de déplacements urbains (bus et circulation des différents modes de transport) s’annonçait « révolutionnaire » aux dires du Maire lui-même.

Nous voyons, effectivement – depuis un mois – le résultat.

On pouvait espérer, ce soir, avoir un premier point d’étape puisque le Maire annonce des chiffres lors de réunions publiques et commence à faire le bilan du nouveau réseau : rien, pas un rapport d’information, pas un mot dans l’ordre du jour au prétexte, certainement, que c’est un dossier qui se traite à la communauté d’agglomération…Dommage et triste à la fois pour les milliers de Chambériens qui s’arrachent les cheveux quotidiennement soit en bus soit avec leur vélo soit avec leur véhicule personnel (on imagine également aisément ce que peuvent penser les entrepreneurs et les commerçants dans certains secteurs de la ville congestionnés ou parfois carrément vidés).

Alors, nous avons décidé de prendre la parole pour ne pas laisser seuls celles et ceux qui s’interrogent et s’insurgent contre les décisions prises par la municipalité, depuis des mois, au mépris des procédures et de la tradition chambérienne de démarche participative. C’est notre rôle.

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Les travaux vont reprendre alors que la justice a condamné l’Agglo : pourquoi ?

0001La presse du jour montre bien les faits.

  • L’agglomération a été condamnée par la justice,
  • les travaux vont reprendre.

Essayons d’y voir plus clair :

1) La décision du bureau de Chambéry métropole, le 24 mars, d’engager les travaux est annulée par le juge car illégale : une telle décision aurait dû être prise par les élus du Conseil communautaire, seuls légitimes à la prendre. Or, jamais rien ne leur a été présenté en assemblée, seul lieu où se prennent les décisions importantes, publiquement, devant les citoyens (rappelons que le bureau n’est qu’un huis-clos, opérationnel et que, refuser de présenter les dossiers devant le Conseil communautaire est un manquement grave à la démocratie locale et au respect des organes délibératifs).
Ainsi, le démarrage des travaux n’a jamais été voté ni autorisé avenue des Ducs, avenue de la Boisse, place et rue de la gare, le long de la place du palais de Justice, rue de la République…etc.
On peut même légitimement se demander comment le trésorier public va payer ces travaux (rappelons qu’on ne peut payer qu’à partir d’une délibération valable).

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La Justice condamne Chambéry métropole

justice-c-corgarashu-fotolia_33754935_sIl y a des résultats dont on aimerait ne pas avoir à se réjouir tant ils révèlent la rigidité et le manque d’écoute de celles et ceux qui nous ont obligé à les obtenir.

C’est le sentiment qui me traverse depuis la condamnation, hier soir, par la Justice, des décisions prises par les élus majoritaires de l’Agglomération au sujet du nouveau plan de déplacements et des travaux engagés dans ce cadre.

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Chape de plomb…

Lourd, pénible, délétère… les qualificatifs ne manquent pas pour rendre avec justesse ce que fut le dernier Conseil municipal de Chambéry.

En sortant de cette séance, somme toute assez brève, le récit biblique de la tour de BABEL m’est venu à l’esprit. Non pas comme ce projet d’atteindre le Ciel et de défier Dieu – restons résolument laïcs et humbles – mais plutôt à travers la confusion des langues qui marqua l’échec de la construction commune envisagée. Multiplicité des interprétations, difficulté à se comprendre et usage variable des mots, illustrent le drame, au sens théâtral du terme, qui se joue, trop souvent, lors du Conseil municipal de Chambéry.

« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde » disait CAMUS. La formule est éloquente, simple et régulièrement vérifiée, ici comme ailleurs.

Alors, si je voulais résumer la séance de ce mercredi 15 juin en quelques formules, je dirais :

  • informer n’est pas concerter,
  • coopérer n’est pas se substituer,
  • déléguer n’est pas privatiser.

Je m’explique.

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Ils ne veulent rien entendre, ni comprendre…

C’est l’histoire d’une ordonnance de justice suspendant une décision du Bureau de l’agglomération.
Les travaux doivent cesser comme l’a ordonné le tribunal le 27 mai.
Pourtant, lundi matin, 30 mai, les engins sont à l’action sous les yeux médusés des Chambériens qui se questionnent et nous interrogent…
Naturellement, il ne viendrait à personne l’idée qu’il s’agisse d’un nouveau passage en force. Pas ce coup-ci, tout de même. Pas après une décision de justice claire et, certainement pas de la part d’élus de la République.
Ce serait impardonnable.
Cela semble impossible, pourtant…

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« On vous a fait économiser 2 ans et demi… »

« Oui, vous avez concerté… eh bien nous, on vous a fait économiser 2 ans et demi« .
Après presque 3 heures de débat, la vérité surgit innocemment de la bouche d’un élu de la Majorité. La motivation profonde est donc là : avancer vite au mépris des procédures de concertation. Ne rien dire pour gagner du temps. Ce n’est pas plus compliqué. Voilà également l’argumentaire qui a dû être développé par les tenants de ce projet de plan de déplacements urbains et de cette méthode qui laisse place à toutes les rumeurs, fantasmes et désinformations. Car quand on ne présente rien aux citoyens ça ne les empêche pas d’imaginer ce qui va se produire. Et quand on ne leur répond pas, ça les conforte dans leurs craintes.

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Aux habitants de Chambéry

Dimanche 15 mai 2016,

Madame, Monsieur,

Les Chambériennes et les Chambériens ont été destinataires d’une lettre ouverte de Monsieur DANTIN, Maire de Chambéry, censée les informer et justifier le nouveau Plan de déplacements urbains dont la première phase est en cours de réalisation.

Monsieur le Maire nous faisant grief de notre désaccord, il nous semble que nos concitoyens doivent savoir qu’à ce jour, nous n’avons jamais eu la possibilité de délibérer au sujet de ces travaux, ni au Conseil municipal de Chambéry ni au Conseil communautaire. De même vous devez savoir qu’aucun document ou plan d’aménagement n’y a été présenté, malgré notre insistance. Ce débat devait se tenir, enfin, au Conseil communautaire du 18 mai – alors que les travaux sont largement avancés – mais le rapport mis à l’ordre du jour est limité à l’approbation de la nouvelle offre du réseau STAC (liste des lignes et des arrêts…). Toujours pas de débat sur la démarche globale !

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Suspendre les travaux jusqu’au jugement

Dans le DL du 8 mai :
« Propos erronés du Maire et refus d’une concertation conforme à la loi, là est le vrai problème !« 

Si le Maire et le Président de l’Agglomération sont si sûrs d’eux, alors il n’ont qu’à attendre 15 jours, le résultat du jugement.
S’ils décident d’abattre les arbres, sans attendre, ce sera vécu comme une ultime provocation… inutile.

Nous demandons la suspension des travaux et des abattages dans l’attente du résultat des 2 référés déposés.

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Arrêtez et écoutez !

Ce vendredi ? lundi prochain ? La Municipalité connaît la date d’abattage des arbres mais refuse de nous répondre sur ce point… Pas de nouvelles non plus de l’agglo.

Deux actions en justice sont engagées pour demander l’arrêt immédiat des travaux le temps du jugement qui sera rendu avant la fin du mois de mai.

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Les élus de la minorité municipale de Chambéry engagent une action en justice

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Devant l’impossibilité d’obtenir de la Municipalité une concertation
 conforme à la loi dans le cadre des travaux du nouveau plan de déplacements, les élus de la minorité ont décidé d’une action en justice.
Elle a pour but d’obtenir la suspension des travaux et abattages  d’arbres, en attendant le résultat

IMG_2231du jugement, d’ici à la fin du mois de mai.

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Le Maire de Chambéry met fin à 101 ans de régie municipale des pompes funèbres

C’est, encore, dans une ambiance lourde que s’est tenu ce Conseil municipal. Malgré la gravité du principal sujet, et la conscience partagée par le Maire qu’il s’agit d’un champ moral qui dépasse les clivages traditionnels, il est très difficile de débattre, sereinement, avec cette municipalité. Peu d’élus majoritaires s’expriment, peu de réponses sont apportées en séance et l’arrogance, la moquerie et la colère sont trop souvent visibles. Les plans de coupe du réalisateur de la vidéo de la séance, quand nous intervenons, sont éloquents.

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