
Louis Besson nous a quitté aujourd’hui.
Toutes mes pensées les plus amicales vont à son épouse, ses filles et leurs enfants.
Ma tristesse est infinie, et déjà le vide se fait sentir, abyssal.
Les souvenirs se bousculent sur fond de nostalgie des moments d’échanges profondément humains rivés dans les fauteuils en simili cuir de son bureau en mairie, recouvert de piles de dossiers rigoureusement agencés.
Et puis, il y avait les relectures du « Bleu » avant les conseils municipaux, les corrections au stylo Pilot bleu ciel pointe 0.5, les remarques critiques mais toujours bienveillantes, jamais blessantes, et un humour corrosif à nul autre pareil.
Le tout entremêlé d’anecdotes et de récits de la grande histoire : son engagement pour la paix négociée en Algérie, les virées en bateau dans le Pacifique contre les essais atomiques, les discussions à propos de Mounier, du PSU, le mouvement des GAM (groupes d’action municipale) avec Hubert Dubedout, son fidèle compagnonnage avec Michel Rocard, sa relation si singulière avec François Mitterrand dont il fut ministre, la loi Montagne, sa participation au gouvernement Jospin, la loi SRU… et son indéfectible engagement pour le Lyon-Turin.
L’exigence était à l’ordre du jour, en permanence, pour l’infatigable travailleur qu’il était. Les heures ne comptaient jamais, les dimanches étaient souvent l’occasion de faire ce qu’on n’avait pas eu le temps de faire en semaine, histoire de ne pas perdre une occasion d’avancer.
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